vendredi 25 septembre 2015
Exo-ego
Plusieurs de mes clones après avoir eu l’impudence de me discréditer publiquement de par leurs exactions -j’ai ainsi été vu en train de tabasser une petite vieille, de voler des biscuits dans une grande surface et de secouer des jupons à la sortie d’une discothèque- optent pour la manière forte : en vidant mes comptes en banque : en exténuant d’orgies mon épouse et depuis peu, attentent à mes jours en essayant de m’écraser depuis mon propre véhicule ou en me poussant dans les escaliers de notre nouvelle demeure.
mercredi 1 avril 2015
Syncopes #78 - #89
Un industriel du bonbon commercialise -coincés sous blister et rangés en quinconces- des « baisers synthétiques ».
Projet de dépénalisation des vêtements.
Autodafé du fantôme.
Dans une « ambiance approximative » avec des yeux pollués -à la dérive- Elisabeth « songe à de vastes réformes administratives ».
Porosité des propositions.
Le « dortoir des déments », le « préau des paisibles »… muni d’une imprimante et d’un peu de bon sens, Christian rebaptise différentes officines.
Exégèse de l’étoile.
Incolore, inodore, sans saveur… un artiste conceptuel détruit systématiquement ses œuvres. S’il ne refuse pas l’extase « être en dehors de soi-même » de la création, il ne peut consentir à la flétrissure de cette dernière.
Sur cette chaise percée s’est assis le soldat inconnu.
Une personnalité toxique liquéfie les cerveaux environnants. Des pailles plantées dans des oreilles permettraient de les identifier plus facilement.
Une jeune femme cyclotimique a accouché d’un parapluie qu’elle a affectueusement prénommé Atarax.
vendredi 7 novembre 2014
Lépidoptreuillage
L’hybridation d’une tique et d’un papillon sème la zizanie.
Pour une raison indéterminée, ceux-ci s’amassent en nuages au point d’extraire du sol des hommes et des femmes qu’ils emmènent on ne sait où… pour on ne sait quel usage… /
Par extension « se vêtir de papillons » a remplacé l’expression désuète « passer de vie à trépas ».
vendredi 22 août 2014
Piscine-puzzle
La couleur jaillit des vitres posées au carré mais cette perspective {géométrique}
bave dès qu’une tête plonge au fond du gobelet:
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des perles de gouache peine à remonter en surface :
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:
dessalée et coincée dans une latrine, flasque et plénipotente, mafflue et cacochyme, une mer de pacotille s’ébroue
:
:
:dedans
:
:
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s’ébouillantent des chats, se crucifient des karmas !
:
concassés de vitraux dans lesquels ils se propulsent, les nageurs
« tremblent comme flammes » à mesure qu’ils se déploient.
:::
bouteille pleine dans la splendeur des océans,
le corps décompense
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d’infrarouge le pourtour d’une dépouille migre eau de javel : des halos supplétifs s’épinglent de cosmogénèse ; se cambrent des rouages, des cheminées ; se dissolvent des grues, des cabanes de chantier ; se camouflent des mosaïques, des hachures ; se déchaînent des altostratus, des carambolages de papier
mâché…
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::redevenu
::poisson
::&dégluti
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::narcose de la nuit fleurie d’étoiles
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::et que
:: -tel du lichen-
::je cueille
::puisque du plongeur
::j’en ai les propriétés inversées
::à savoir que paupières closes
::il m’est permis de léviter
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::engourdi dans le varech des nuages
::ne sachant en définitive
::si je tombe ou si je m’élève
::si l’apnée est encore de mise
::si les mouillas de la pluie s’accorde au discobole
de l’au-delà de la rive
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::les mains plaquées contre la taille
:: -privé de branchies-
::avec la progression d’une brique
::je bondis d’aérostats en zeppelins
::avec à la boutonnière la comète d’un algue marine
mardi 3 juin 2014
La méduse
Les lanternes volantes/célestes (1), lorsqu’elles se noient /dans la mer froissée/ réduisent à néant les perspectives de félicité des jeunes mariés ; dès lors celles-ci se métamorphosent en méduses et cherchent à se venger : ô mauves électrodes ô ô mouchoirs usagés ô ô SkyLantern® ô ô Assiettes Arcopal® ô ô pivoine ? dans la prairie des ombres ô ô Comment les éviter ? ô ô prothèses mammaires ô ô parapluie ? flingué ô ô prothèses mammaires ô ô bombes rondes fugu ? de la dernière guerre ô ô fleurs de la douleur ô ô la gélatine ? du croco Haribo® ô ô piranhas édentés ô ô prothèses mammaires ô ô Comment les éviter ? ô {Myope} pourras-tu encore te baigner ? [mer qui ouvre] [qui referme] [qui ouvre] [qui] [qui referme] [des milliards de paupières] *fenêtres*
(1) : l’adjonction d’un sac de papier et d’une bougie
mardi 15 avril 2014
Masques nô
Depuis que le gouvernement « pour la joie du peuple » a autorisé les téléportations, chacun peut migrer dans l’enveloppe charnelle de son choix : d’où l’embouteillage dans certains emballages tandis que d’autres sont continuellement désertés -même de leurs propriétaires initiaux- ; de fait des corps gisent au bord des routes {tels des voitures abandonnées} ou dans de grands complexes administratifs…
Il est à noter que cette libéralisation brouille les schémas de communication usuelle : l’on ne sait jamais qui parle à qui !?!
Un amendement rendra possible -prochainement- l’annexion des choses et des objets.
Il est à noter que cette libéralisation brouille les schémas de communication usuelle : l’on ne sait jamais qui parle à qui !?!
Un amendement rendra possible -prochainement- l’annexion des choses et des objets.
mercredi 26 février 2014
La kabbale des sentiments
Depuis la nuit des temps
je vous attendais
pendu à une potence
d’où
j’ai cru mille ans mourir
du meurtre de ne vous avoir
pour moi seul ami :
/ah/ ce panache
dans lequel votre corps flambait
plus d’une fois vous m’avez
-dans la bouche- soufflé
les volutes de votre fumée ;
j’objectais -tzigane- des sortilèges de la langue afin de vous amadouer ô vaudou de la croix :
c’était la confrontation de deux paniques,
la kabbale des sentiments
fumée des lèvres
-qui négatives-
s’étoilent en fleurs
et se disséminent
créant -deus ex machina-
une entité connexe
unissant au silence
ce que la vermine ne saurait dévorer
je vous attendais
pendu à une potence
d’où
j’ai cru mille ans mourir
du meurtre de ne vous avoir
pour moi seul ami :
/ah/ ce panache
dans lequel votre corps flambait
plus d’une fois vous m’avez
-dans la bouche- soufflé
les volutes de votre fumée ;
j’objectais -tzigane- des sortilèges de la langue afin de vous amadouer ô vaudou de la croix :
c’était la confrontation de deux paniques,
la kabbale des sentiments
fumée des lèvres
-qui négatives-
s’étoilent en fleurs
et se disséminent
créant -deus ex machina-
une entité connexe
unissant au silence
ce que la vermine ne saurait dévorer
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